lundi 22 décembre 2008

Allez Noel !

Tout arrive ! L'OL a fini par gagner son dernier match de l'année civile. Après des défaites pénibles à domicile, des déplacements incroyables dans le brouillard ardennais, le froid Nancéien et j'en passe, l'OL nous a fait enfin plaisir samedi soir. Ca devenait presque une obligation après 4 matches sans victoire et 1 seul but marqué. Hormis une mésaventure automobile en fin de déplacement, le voyage en Normandie fut à peu de choses près parfait. Habillés de dimanche, l'étape gastronomique en Seine-Maritime fut à la hauteur, la ballade dans Caen plutôt sympa, le temps clément, la température douce...

Le parcage visiteur faisait plaisir à voir : 3 bus de Lyon : deux du Nord, un du Sud. Des drapeaux, de la bonne humeur, des chants, une prestation très sympathique tout au long du match, de quoi se réconcilier avec le football. La composition d'équipe nous réserva la bonne surprise de sortir Delgado du banc dans des conditions décentes pour lui... entouré par des joueurs sachant jouer au ballon, ce qui ne fait jamais de mal. Certes, ca n'etait que Caen en face, mais "Chelito" nous a donné beaucoup beaucoup de plaisir samedi soir. Une grinta toute argentine, une technique étincelante, beaucoup de vivacité, un 10 comme on n'en avait plus vu depuis longtemps à l'OL (pour des raisons tactiques, notamment). Pendant tout le match, Delgado est allé au contact, a donné du contre-pied, de la vitesse, distillé des passes, créé des brèches, a pris des coups et s'est relevé inlassablement pour retourner se battre. Prestation époutouflante, brillante et remarquée, récompensée par une passe décisive pour Benzema. Bizarre... nous marquons sur une action Juni - Delgado - Benzema... comme quoi, quand on aligne des joueurs de foot plutôt que des coureurs de fond...


Fred, titulaire attendu au tournant depuis ses déclarations de la veille dans Le Progrès a commencé son match en étant victime d'un attentat de Proment qui méritait le rouge et qui bien sûr, ne l'a pas pris... Pour le reste, une tête sur le poteau, pourtant à bout portant, des coups reçus, des coups simulés, des prises de balle sans sûreté et l'impression de ne chercher que le "une-deux" avec Benzema. Fred a eu du talent à son arrivée, il cherchait à marquer, audacieux, il était buteur. Il est médiocre aujourd'hui. C'est un immense gâchis.

Juninho, Cris, Boumsong, Kallstrom, Toulalan, l'OL a fait son boulot. De là à se montrer optimiste pour Barcelone...

Pour mémoire : Lyon bat Caen 1-0, but de Benzema.




Là-haut, une oeuvre "Futuriste" ou "Vorticiste" de David Bomberg vue à Beaubourg dans le cadre de l'expo : "les Futuristes à Paris".

jeudi 18 décembre 2008

Tirage au sort

Demain, c'est le grand jour... portable dans une main, l'autre sur le clavier pour prévenir les copains, un oeil sur la tv et l'autre sur l'écran au cas où un client pointe le bout de son nez au mauvais moment : demain, on va savoir où jouera l'OL en 1/8 de finale de Ligue des Champions. Le site d'EasyJet est naturellement dans les favoris pour préparer le voyage.

Les probas sont les suivantes :
Roma : 15.01% - Barcelone : 18.30% - Porto : 12.63% - Juventus : 12.12% - Liverpool : 15.57% - Manchester United : 15.35% - Panathinaïkos : 11.03%

En ce qui me concerne, je voudrais éviter Barcelone et les Anglais... soit presque 49% de chances de se taper un de ces trois là... Nous verrons bien demain. Notons que l'intérêt risque d'être avant tout touristique. A choisir, autant faire un gros gros déplacement à Barcelone, quitte à prendre une volée plutôt que d'aller s'emmerder dans les stades anglais non fumeurs, non saveur.

En ce qui concerne le quotidien de notre club, pénible comme une fin d'automne pluvieuse, je n'ai pas eu le courage de revenir sur le match de Marseille, dimanche dernier, qui fut le couronnement d'une première partie de championnat absolument mortelle... dans le mauvais sens du terme. En deux mots : Zubar est annoncé homme du match alors qu'il aurait dû sortir à la 46è (mais non, pour ne pas fausser l'équilibre du match dixit l'arbitre... merveilleux !), Puel sort Juninho et Ederson au même moment (avait-il le choix ?) pour finir avec ce milieu merveilleux qui avait brillé de mille feux à Nantes : Makoun - Toulalan - Kallstrom, la créativité d'un Leonard sous ecsta ! Libérez Fabio Santos et adhérez au groupe facebook pour que Puel reste à Lille !! C'est urgent !!

Les matches contre les gros clubs restent l'occase de sortir de jolies banderoles. Autant le Sud a tendance à être un peu foutraque, autant leurs banderoles sont pas dingues : "un grand club a choisi : Ben Arfa ? Non Benzema !" Mouais bof...
Le Nord fut plus créa et beaucoup plus marrant :
Liberté pour le coiffeur de Santos
Hatem ça la merde !
Pape Diouf, tes initiales te vont si bien !

Evidemment, l'OL, l'OM, le St Esprit et toute la création, trop heureux de "s'indigner" s'indignèrent... Comme si c'était une fin en soi ! Le Progres évoque même la banderole des "Chtis" (la meilleure banderole 2008, certainement... avec celle qui suivit "ah pardon, on savait pas que vous saviez lire"). On finira dans un stade anglais, en plein Lyon et nombreux sont ceux qui ne méritent que ça.

Lyonzinho est indigné par Puel, lui !!! oui, je deviens fou...

mardi 16 décembre 2008

Pas vous ?

Les faits (Reuters) :

21:54 15Dec08 -Ivre au volant, l'attaquant de Lyon Sidney Govou arrêté LYON, 15 décembre (Reuters) - L'attaquant de Lyon et de l'équipe de France de football Sidney Govou a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi au volant de sa voiture avec un taux d'alcoolémie de 2,6 grammes, a-t-on appris de source policière. Ce taux est cinq fois supérieur à la limite autorisée de 0,5 gramme d'alcool par litre de sang. Le joueur a été arrêté dans le neuvième arrondissement de Lyon dans la nuit qui a suivi le match nul 0-0 entre Lyon et Marseille, comptant pour la 18e journée de Ligue 1, dimanche à Gerland, a-t-on précisé de même source. Il a été relâché lundi matin après avoir passé la nuit en cellule de dégrisement. Son permis de conduire lui a été retiré et il doit répondre à une convocation devant le tribunal correctionnel. (André Assier, édité par Patrick Vignal)

On est d'accord, on a connu plus intelligent comme comportement...
Néanmoins, après les matches de l'OL avec Puel, vous avez pas envie de picoler, vous ? genre de vous torchonner la tête avec des trucs mauvais comme pour se souiller encore plus, se détruire, se punir, s'abîmer, effacer cette complicité latente, ce souvenir chaotique et vide ?
Non, mais sérieux !

vendredi 12 décembre 2008

bande de nases !

Lu sur Football 365...

L'UEFA a infligé une amende aux Lyonnais Juninho et Cris pour avoir déclaré avoir délibérément reçu un avertissement lors du match contre la Fiorentina, le 25 novembre dernier.
Juninho et Cris ont écopé d'une amende respective de 15 000 et 10 000 euros par l'UEFA. Les deux Lyonnais ont été sanctionnés après avoir déclaré avoir délibérément reçu un avertissement lors du match contre la Fiorentina, le 25 novembre dernier. Déjà avertis précédemment, ils ont purgé leur match de suspension contre le Bayern Munich et ont ainsi remis leur compteur à zéro pour les huitièmes de finale.


Rappelons que Juni a pris son jaune en tirant dans le but après un signalement de HJ et que Cris a récolté le sien en tardant à jouer un coup-franc en fin de match. Autrement dit, nul n'a "mis en danger l'intégrité physique d'un joueur adverse" pour arriver à ses fins. Ca n'est guère étonnant, pas vraiment choquant, c'est même assez anecdotique, mais en faisant cela, l'UEFA encourage une forme d'hypocrisie supplémentaire. Passons...

Tola Vologe

Je daube souvent "L'Equipe", force est de constater que cette semaine, la série sur Lyon est une réussite. Un article signé Duluc (pas Chevally, c'est bizarre) fait honneur à un journal pour lequel, ca n'est pas du luxe !

LE JOUR OÙ...
Tola Vologe a été arrêté
SON NOM EST PLUS FAMILIER que son histoire : chaque jour, les footballeurs lyonnais s’entraînent sur le complexe Tola-Vologe. Mais qui était « Tola » Vologe ? Anatole Vologe, né le 25 mai 1909 en Russie, d’une mère qui s’appelait Strogoff, comme dans les romans d’aventures, avait participé avec l’équipe de France de hockey sur gazon aux Jeux Olympiques de Berlin, en 1936, et avait été international dans trois disciplines : hockey sur gazon, relais 4 × 400 m en athlétisme, double en tennis de table !
Il avait appris le hockey sur gazon dans un collège britannique et, trente-deux fois international, faisait équipe avec Félix Grimonprez, tombé à Calais en 1940 et qui donna son nom à l’ancien stade de Lille. Trois fois champion de France du 4 × 400 m avec le Stade Français, il avait quitté Paris pour s’installer à Lyon, en zone libre, en juin 1940.
Il était alors devenu un animateur formidable du sport lyonnais, réveillant l’équipe de hockey du LOU, s’occupant de l’organisation du vieux Challenge Ayçaguer de cross. Marcel Rivière, un grand reporter du Progrès, disait qu’il était « grande gueule et grand cœur ». Puis la zone libre ne l’était pas restée et Tola Vologe avait rejoint le réseau de résistance Sport libre.
Détenu au fort de Montluc
Le 24 mai 1944, deux jours après avoir organisé un meeting d’athlétisme au stade des Iris, à Villeurbanne, Tola Vologe est arrêté en plein cœur de Lyon, rue Bellecordière, au bar le Monde. Les plaques d’immatriculation de la Traction des hommes venus l’arrêter, relevées par des témoins, permettent de remonter le fil : ce sont des miliciens. Puis ses proches apprennent qu’il est détenu au fort de Montluc. Dans un livre sur les champions lyonnais (*), Gilles Malfondet révèle, après avoir recueilli les témoignages d’anciens résistants, que l’un de ses geôliers l’avait reconnu : il était, avant guerre, le capitaine de l’équipe d’Allemagne de hockey sur gazon.
Le 28 mai, quatre jours après son arrestation, Vologe est emmené avec deux autres prisonniers, Wolf et Weissman, sur le chantier de déblaiement de l’école de santé militaire qui a été bombardée, avenue Berthelot. Il a le maillot du LOU sur lui. Ce jour-là, un autre athlète du club lyonnais voit un corps sans vie portant le maillot du LOU chargé dans un camion devant l’école de santé : Vologe a été abattu avec ses deux camarades par un sous-officier allemand qui le maltraitait depuis trois jours, au prétexte d’une tentative d’évasion.
Le 10 juin, il est porté en terre au cimetière de la Croix-Rousse, en présence de la Gestapo. Ses cendres seront transportées le 3 juin 1976 au cimetière de la Doua, en présence de ses anciens coéquipiers du LOU. Dans L’Équipe du 23 septembre 1946, on peut lire cet hommage de Loys Van Lee, futur grand nom de l’ORTF, qui avait croisé pour la première fois Tola Vologe en 1927, à Creil : « Tola est mort. Il y a autour de ce fait le silence qui suit les grandes choses, comme un réveil dans la nuit. » – V. D.
(*) Tout près des étoiles, Lyonnais fleurons du sport français, Association des amis du sport lyonnais, 29,90 euros. Préface de Patrick Chêne.

jeudi 11 décembre 2008

En passant...


Juste en passant... je crois (presque sûr) que l'OL est l'équipe française ayant remporté le plus de victoires en Italie en coupes d'Europe. C'est à dire, 4 :

95-96 : Lazio 0-2
97-98 : Inter 1-2
02-03 : Inter 1-2
08-09 : Fiorentina 1-2

L'OL est donc à nouveau passé devant Lille dans cet exercice honorifique (Lille a gagné à Parme, Florence et Milan), mais pas complètement inintéressant.

Pour mémoire, l'OL a également perdu en 1960 contre l'Inter, puis Bologne (1999), Milan (2006) et fait match nul à Rome (2007).

Photo par Olivier Ross : son site est

OL - Bayern : 2-3

Parfois la vie est faite de contretemps, d'enchaînement de contrariétés dont la somme apparaît tellement monumentale qu'il n'y a de salut que dans l'humour. (NB : dans le cas de "Qatar" Keita, cela dit, je n'en suis plus au stade de l'humour qui a fini par s'épuiser lui aussi, on fait ce qu'on peut). Alors que je me rendais à Lyon par le train hier soir, que je devais arriver presqu'une heure et demie avant le match à Part-Dieu et profiter de cette avance pour boire un verre avec une accorte jeune fille, je me suis réveillé (le train berce) au beau milieu de nulle part, dans une ombre inquiétante : bref, le train lambinait et musardait sérieusement pour d'obscures raisons de neige. Je vous passe les détails, c'est environ avec 2 heures de retard et 2 buts de handicap que je posais le pied sur le quai humide de la Part Dieu : nul besoin de se presser, j'arriverais pour le début de la 2è mi-temps. Le temps de prendre le métro et de l'attendre 10 bonnes minutes, je recevais 2 textos m'informant qu'Ederson avait touché le poteau et que Klose avait inscrit le 3è. En arrivant à Gerland, je croisais pas mal de "supporters" qui prenaient le metro... dans l'autre sens, après cette première mi-temps catastrophique.
"Oh !? Et elle est où la passion ?!!"

Résigné sous le crachin glacial, je ne me hâtais guère pour rejoindre le Sud, mais j'arrivais à temps pour saluer quelques copains avant que Govou ne marque un but assez similaire à celui inscrit l'an dernier à Glasgow face aux Rangers. Coup de bol, j'ai vu la "bonne" mi-temps. Bonne mais pas suffisamment pour remonter 3 buts.

Sur 6 matches de Ligue des Champions cette saison l'OL s'est retrouvé 0-2 face à la Fio à Gerland, 0-2 à Bucarest et 0-3 face à Munich à Gerland. Forcément, finit par venir un moment où cela ne se remonte plus. Commencer un match sur deux en 1/8 de finale de façon aussi catastrophique risque de s'avérer insurmontable. M'avez-vous vraiment attendu pour parvenir à pareille conclusion ? Les raisons d'inquiétud ne s'arrêtent pas là : comment oublier la 2è mi-temps miraculeuse obtenue à l'Allianz Arena et au cours de laquelle l'équipe ne joua plus et n'encaissa pas plus d'un but par miracle ? Comment oublier que, comme face à Bordeaux, l'OL a beaucoup peiné à Gerland face au Steaua qui nous a acculés dans nos 35 derniers mètres et à qui nous avons laissé le ballon sans paraître en mesure de sortir de cette mauvaise passe physiquement ou techniquement. J'oubliais... 10 buts encaissés en 6 matches... c'est énorme ! Parmi les 16 qualifiés seuls 3 en ont encaissés 8... Certes, nous avons la seconde meilleure attaque avec 14 buts derrière les 18 buts marqués par le Barça. L'impression après cette phase reste tout de même un peu saumâtre et globalement celle d'une équipe qui ne maîtrise pas grand chose. Cela ne ressemble pas à l'idée qu'on se fait de la rigueur que voudrait donner Puel.

Dans son ensemble cette phase de poules aura été agréable à regarder : du spectacle, des buts et du suspens (je parle de l'OL). Un sommet à Florence évidemment même si tout ne fut pas parfait là bas non plus. Rétrospectivement, nous avons été bien inspirés de l'emporter en Italie pour s'assurer la qualif.

Un énorme chantier attend l'OL pour être au niveau en 1/8.
Au choix : Panathinaïkos, ManU, Liverpool, Porto, Roma, Juve, Barça...
Les errements seront sanctionnés sans espoir de rémission. Espérons qu'à ce moment-là, nous ne pourrons pas nous cacher derrière des absences trop nombreuses. Au fait... Makoun a joué 90 minutes hier, oui c'est une fixation! oui ca m'énerve !

Libérez Fabio Santos !!

Pour mémoire : Bayern bat OL : Klose (2), Ribéry - Govou, Benzema.

lundi 8 décembre 2008

Nantes - OL

Si "l'OL est une formidable raison d'être heureux" dixit Barth, il n'en reste pas moins vrai que comme toute passion, il est aussi cause de tourments, de sentiments fluctuants, de désillusions... Voila des semaines que je n'écris plus sur ce blog parce qu'en ce moment l'OL ne me comble guère et que -j'ai honte de l'avouer- en ce moment, la perspective d'aller au stade ne me fais guère frémir en ce moment. C'est ainsi. J'imagine qu'il ne faut pas s'en sentir coupable et que ca reviendra en temps voulu. Alors cela fait quelques temps que je n'ai pas écrit, les états d'âme sur un blog de foot... bon... bof !

Samedi soir, une fois de plus j'ai fait l'impasse sur le déplacement à Nantes, j'ai dû aller au moins 3 ou 4 fois à la Beaujoire sans être jamais transporté par l'ambiance : c'est un peu footix, le parcage est pourri, c'est pas tout à fait à côté non plus. Franchement en ce moment, se déplacer pour ce genre de match de championnat tient du sacerdoce. Abattre des bornes et des bornes pour se taper une équipe pareille tient de la dévotion la plus incroyable, félicitations à ceux qui ont fait le voyage ! J'ai donc perdu 2/10 à chaque oeil en suivant le match en streaming sur ordinateur, voila pour la punition de mon péché et merci à Orange sport pour le miel des commentaires que proposaient Youri D. et Denis B.

Comme au Havre, comme à Monaco, nous avons aligné une équipe très très bis...
Constat d'avant match : une liste de blessés et de suspendus à faire frémir l'Hotel-Dieu : Pjanic, Benzema, Clerc/Reveillere, Juninho, Govou, Bodmer + Mensah au coup d'envoi.
A l'issue d'un pitoyable spectacle, la LFP consent à décaler un match d'un dimanche à un samedi en se faisant tirer l'oreillle malgré l'assentiment de tous les acteurs concernés.
A 4 jours d'un match important contre le Bayern, mais pas vital, après 1 point pris en 2 journées et malgré les blessés et le délai... Puel n'aligne pas la meilleure équipe possible... Ederson, venu pour suppléer de temps à autre Juninho n'est pas aligné en l'absence du Maestro, il ne rentrera qu'à quelques minutes de la fin sur le côté droit. Toulalan, cramé de chez cramé alors qu'on n'est qu'en décembre et qui enchaîne les matches avec l'OL et chez les bleus, toujours à bloc qui plus est, titulaire, comme si le turn over ne le concernait pas. Makoun, l'interrogation en passe de devenir l'imposture de l'année qui enchaîne aussi les matches sans parvenir à donner un ballon correct vers l'avant. Fabio Santos sur le banc, encore et toujours, comme s'il n'avait pas porté l'OL à l'automne dernier en l'absence de Toulalan, comme s'il n'était pas un combattant, comme s'il n'avait pas la capacité de se projeter vers l'avant... Bref, pas un milieu (Kallstrom / Toulalan / Makoun) capable de jouer correctement vers l'avant, de "créer", quoi...
Devant... prestation anonyme de Delgado, un peu meilleure de Piquionne qui a fait son taf. Bonjour les automatismes, heureusement qu'ils ont certainement fait un paquet de tours de terrain ensemble depuis le début de saison ! Quant à Keita, l'innénarrable Keita... l'imposture en passe de devenir la plus grande insulte au football depuis le 19è siècle, je dois avouer que ses pitreries ne me font plus rire depuis longtemps. On ne devrait pas prendre les choses du ballon autant au sérieux... je sais.

Voila donc le résultat et qu'on ne se cache pas derrière un péno véreux en fin de match, l'OL ne méritait pas de gagner samedi soir à Nantes, l'OL n'est même pas suffisant, l'OL est médiocre, à l'image de son entraîneur à l'esprit étriqué qui semble cuisiner le caviar Lyonnais comme il accomodait les patates lilloises. L'OL n'a pas été suffisant donc, non ! l'OL a été petit, ni compétitif, ni compétiteur. C'est un ordinaire que nous avions oublié depuis longtemps et qui nous pendait au nez depuis le début de la saison... Le Havre : moyen. Monaco : Ric-rac. On parle de Paris et Rennes ? Non... j'ai pas vu les matches :-)
Le propre des grandes équipes c'est -aussi- de gagner les matches les jours de moins bien... de médiocrité. Samedi, l'OL n'a pas été "moins bien" mais dans la droite ligne des précédents matches de L1 à l'extérieur. L'objectif semble de vouloir gagner le championnat à l'énergie, un putain d'exploit vraiment... ! On va se régaler cette saison ! et puis comme ca, personne ne sera fatigué pour regarder à la TV la finale de la LdC en mai. Non mais que croyez-vous ?!

Ah oui, à la mi-temps, on a vu quelques minutes de Lazio - Inter... comment dire... non, ca suffit, c'est déjà trop !

Pour mémoire : Nantes bat l'OL 2-1 (0-1) : Piquionne et doublé de Klasnic (tiens, ca faisait longtemps qu'on avait pas relancé un joueur en perdition !)
En photo : le 8 décembre comme on l'aime : avec des lumignons aux fenêtres plutôt que du gros son et lumière qui (parfois) tâche.

mercredi 17 septembre 2008

Reconversion pour Le Torchon

On ne lit pas l'Equipe les jours de match ! Faudra que je vous raconte un jour pourquoi... j'ai juste aperçu la une ce matin en prenant mon petit déjeuner devant la matinale (vous savez tout...) : "Marseille méritait mieux" qu'ils titrent. Après la une ("Nice volé à Lyon") bien polémique de dimanche matin ("on va y aller pour gros Coco, parlons de vol, de casse, peut etre même de corruption et note bien que Juninho il tombe tout le temps !"), j'en viens à me demander si L'Equipe ne ferait pas mieux de se recycler dans la politique, l'humanitaire, la passementerie, le segment éditorial de Détective... Marseille méritait la défaite face à une équipe plus forte hier, tout comme l'OL à un miracle près méritait la défaite à Manchester. C'est tout. Lundi, après les quelques injustices aussi manifestes que réjouissantes dont furent victimes les verts, LeTorchon se contenta d'un timide "StE se sent floué", ou quelque chose comme ca : à croire qu'ils venaient de troquer la gouaille de Courbis pour le babillage de ravi de la crèche d'Yves Colleu.
En tout cas, Bordeaux méritait, non pas mieux mais plus (de buts). héhéhé !!

Ne rigolons pas trop fort du malheur des autres, parce qu'on se fout un peu des résultats du petit personnel mais aussi parce que ce soir nous attend un match contre le 4è du groupe qui n'a pas une tête de formalité Biélorusse.

Pour Juninho, Français depuis quelques années, toutes ces réflexions forment un lien intéressant : l'an dernier, il hallucinait sur le flot de haine qui s'était abattu sur l'OL après les 2 premières défaites pour commencer la Ligue des Champions (doutant, à juste titre, que la France mérite un club comme l'OL), cette année, la Ligue des Champions commence par des déroutes face aux Anglais alors que certains commentateurs, journalistes, joueurs prennent à nouveau Juni à partie pour sa supposée facilité à tomber. En tant que Français, je voudrais que Juni sache que je suis désolé pour lui, que son talent et sa personnalité méritaient certainement mieux que la Ligue 1.

Hier le Vél' n'était pas plein...
Ce soir Gerland ne sera pas plein non plus : 45 euros le pass 3 matches pour les abonnés de Virages Inférieurs : rien à dire
111 euros le pass non abonné en Supérieur... déjà...
129 euros le pass abonné à Jean Bouin inférieur : faut pas s'étonner non plus !
Ils nous prennent pour des Américains ? - Non ! pour des Anglais !!

mardi 16 septembre 2008

Trahison ?

15 ans et déja une tradition... "la petite musique de la Ligue des Champions" avec son coté bien pompier redevient le tube de septembre sur les stades en vue du continent. Hier sur OLTV, Muller en parlait alors qu'on lui posait une question sur les chants de supporters... Pas de quoi être fier ! Ederson en parlait aussi aujourd'hui dans l'un des articles qui font monter la pression avant les sessions européennes et qu'on n'a pas d'autre choix que d'être devant son ordi et son Reuters.
Moi, ce qui me plaît c'est quand Gerland boue suffisamment pour qu'on se rende pas compte de sa diffusion... et il faut avouer que malgré les histoires de foot business et de foot spectacle un peu à deux balles, la C1 a la faculté de vous titiller assez sûrement la moelle épinière et de mettre un coup d'accélérateur sur la pédale de l'anxiété. Ca marche pour tout le monde parce que même avec le plein de touristes, de supporters "contents de voir des grandes équipes à Gerland" (connard !), Gerland bruisse d'un "rum-rum", d'une rumeur, propre à l'évènement, un rumeur qui fait de bruit, un sacré vacarme !


Demain, l'OL rencontre un club encasté, un club avec une belle identité : la Fiorentina... demain, l'OL a à nouveau rendez-vous avec l'Italie et je vais rater ça pour de sombres histoires de travail, de voyage pro. Depuis la Lazio, je n'ai raté que la venue de l'Inter en 2002 (3-3), pour cause de faillite financière et d'exil estudiantin dans le Nord, en ce qui concerne les clubs italiens : fait tous les déplacements à Gerland et là-bas. Demain, j'ai l'impression de trahir, c'est fort ! c'est un peu con... Demain, on joue la Fio, le genre de match qui m'aurait fait perdre le sommeil pendant une semaine à 15 ans et écarquiller les yeux sur les supporters Florentins présents en ville : tant d'admiration, aujourd'hui on les joue, donc on existe pour eux, faut que ca claque !
Demain, je rate le début de la Ligue des Champions, demain, je rate Gerland en fusion.



Découvrez Blondie!


lundi 15 septembre 2008

Lyon - Nice


Un compte rendu trouvé sur Reuters


13:32 15Sep2008 RTRS-RDC - Une émeute de stade fait 11 morts, sur fond de sorcellerie
KINSHASA, 15 septembre (Reuters) - Une émeute a fait onze morts dimanche dans un stade de l'est de la RDC, où un joueur venait de tenter d'avoir recours à la sorcellerie pour renverser le cours d'un match de football, rapporte lundi la radio Okapi. Le match avait lieu à Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Alors que le club de Nyuki était mené face à celui de Socozaki, le gardien de but de Nyuki s'est avancé vers le centre de la pelouse et a tenté d'utiliser des sorts "fétichistes". Un affrontement entre joueurs s'est alors déclenché, auquel se sont mêlés la police et le public, qui lançait des pierres vers les forces de l'ordre. Des tirs de gaz lacrymogènes de la police dans les tribunes ont entraîné une bousculade dans laquelle onze spectateurs ont été tués et plusieurs autres blessés. (Alistair Thomson, version française Gregory Schwartz) ((Service Informations générales. Pour afficher des informations en relation avec cette dépêche, effectuez un double-clic sur les codes ci-dessous :[FA] [FB] [AFN] [DNP] [INGE] [CD] [SOCC] [SPO] [DIS] [AFR] [REL] [LIF] [ODD] [AID] [VIO] [LFR] [RTRS] Monday, 15 September 2008 13:32:13RTRS [nLF695022] {FR}ENDS

jeudi 11 septembre 2008

September 11th - 7 ans après

Le point commun entre le 11 septembre 2001 et la mort de Claude François en 1978 c'est que tout le monde se souvient de ce qu'il faisait quand il a appris la nouvelle. Faites le test autour de vous !!
Personnellement, j'étais encore au stade de projet en 1978 mais j'avais toute ma conscience en drôle de jour de 2001 et la ferme intention de me rendre à Barcelone le 12 septembre pour aller voir l'OL au Camp Nou. J'aurais dû me méfier... j'étais sur une mauvaise série !
A l'époque, je commençais un stage d'un an dans une grande compagnie d'assurances en plein centre de Paris, j'avais commencé début août et avais bien commencé la saison par une défaite 2-0 à Bollaert (1er match pour Juninho et Bergougnoux), puis enchaîné par un long 15 août du côté de Bastia : descendu du côté de Bandol chez des copains le vendredi soir, nous étions partis en ferry dans le week end pour Bastia. A l'époque nous devions être 7 Nucleo et 9 Lugdus à faire le déplacement, nous avions prévenu l'OL de notre périple, refusant la fatalité d'un match à guichets fermés en période estivale et pris le parti de mettre le club devant le fait accompli une fois en Corse. Dimanche en fin d'apres midi, nous étions donc 16 entassés dans le J9 et débarquons à Furiani pour trouver porte close. JMA se contenta à l'époque d'un laconique "on vous avait dit qu'il fallait pas venir" et seul Bernard Lacombe, avec qui nous avions pourtant eu quelques moments difficiles par le passé, se démena pour tâcher de nous faire rentrer. En vain. Nous vîmes donc le match à travers l'espace séparant un virage d'une latérale, c'est à dire que nous ne vîmes rien... l'OL gagna 2-1 et Bak marqua le but de la victoire, avant de partir pour Lens. Après quelques pérégrinations, le J9 échoua sur une plage sur laquelle toute la bande partit dormir (pas con, moi je suis resté dans le J9), entre l'arrosage automatique des espaces verts avoisinants et le tamisage de la plage par des espèces de dameuses, la nuit fut agitée.
Et un voyage pour rien !!
Le mardi 11 septembre 2001, soit quelques semaines plus tard, un courtier appela au bureau pour nous annoncer qu'un avion venait de s'écraser contre le World Trade Center... vous connaissez la suite !
Le soir, au moment de quitter le bureau et de prendre mon train pour Lyon et chopper le bus Virage Sud, mon boss me demanda :
- T'es sûr que le match aura lieu demain ?
- Boaaah (lymphatique, ton encore un rien adolescent), ca se voit que t'y connais rien au foot, bien entendu qu'ils vont jouer, on est pas aux US !
Nantes joua son match mardi soir, comme toutes les autres équipes. Rassurés, nous prîmes le bus de Gerland à minuit, direction Barcelone que nous touchâmes au petit matin. Une fois le bus garé vers le stade, direction les Ramblas pour goûter un petit déjeuner au soleil. Passe un journaliste : "Sois de Francia ? Hinchas del Lyon ? Acaban de cancelar el partido de esta noche..."
A ce moment précis, le soleil disparait, les tapas deviennent froides et même le chocolate a la taza prend sur le champ un goût de

mardi 9 septembre 2008

Ca c'est du tifo !

North Korea Mass Games 2007... Ca manque de spontanéité, c'est vrai, peut etre même de passion, mais quand meme ! :-)

NB : Comme la video ne marche pas sur le blog : suivez donc ce lien

mercredi 3 septembre 2008

Sainté - OL : 0-1

Tout comme l'an dernier, le premier derby de la saison a eu lieu avec les derniers feux du mois d'août. Comme les rapports sont courtois entre stéphanois et Lyonnais, l'ordre de réception a été inversé, comme s'il s'était agi de rendre une politesse. D'ordinaire, j'ai tendance à penser qu'un derby mérite d'être placé plus tard dans la saison, en septembre ou octobre, afin de pouvoir lire déja une tendance dans le parcours des clubs, faire monter la pression et avoir l'occase de "préparer" le match lors d'un ou deux matches de reprise juste avant. Que nenni... après un match d'ouverture face à Toulouse, je n'ai pas eu le courage de retourner une troisième fois à Lorient, je n'ai pas raté grand chose d'un point de vue ambiance du côté du premier "derby" régional face à Grenoble puisque le Sud était en grève, officiellement en mémoire des deux MTP tués sur la route du Havre.

Il faut croire que l'ambiance des vacances apaise les organismes stressés tout le reste de la saison : d'ordinaire, la contrainte de partir 4heures avant le match pour un déplacement à 50 bornes de Lyon, en bus, escortés par des forces suffisamment nombreuses pour convertir l'Afghanistan entier au Christiannisme, me met hors de moi. D'ordinaire...

Là, arrivé au dernier carat, j'ai eu plaisir à retrouver les copains dans un car non fumeur (putain, on vieillit !), le trajet n'a pas été trop long, les stéphanois à l'arrivée, à peine désobligeants. Derby aseptisé, les Green Angels ont bien raison !

Sortie des bus vers 19h... on se fait tancer par le Commissaire Avilès qui n'a pas apprécié que le chauffeur de notre bus pile au milieu du convoi à cause de l'effet conjugué d'une odeur de clope et d'une insubordination de la part de quelques énergumènes. En rase campagne, les CRS avaient chaussé alors les casques et avaient acouru matraque au poignet pour s'enquérir de la raison de cet arrêt brutal.
Au moment de passer la fouille, je trouve la police plus détendue qu'à l'accoutumée (moins constituerait un sacré exploit) : les drapeaux estampillés Cosa Nostra ou Cosa Nostra Lyon passent sans problème (contrairement à la finale de la Coupe de France). Toutefois, un étendard noir représentant la silhouette de Benzema en train de mimer un tir à la carabine après un but restera à quai au motif du dessin "ambigu"... "Mais c'est Benzema, M'sieur ! - Je veux pas le savoir ! c'est ten-dan-cieux !"

Une fois tout le monde entré, les contacts vocaux avec le kop nord et les Magic sont tendus mais sans débordement notable, cela tenait plus du folklore, de la figure imposée, que de la haine et de la hargne. Saleté de derby aseptisé, j'te jure. Vers 20h, le ciel qui n'avait cessé de s'assombrir depuis notre arrivée finit par nous tomber tout entier sur le coin de la gueule... en l'espace de quelques secondes nous nous retrouvons pas moins trempés qu'au sortir d'une piscine. Les mauvaises langues diront qu'en ces terres de peu de civilisation le ciel remplace parfois l'hygiène approximative des locaux, mais malheureusement le vent fait s'abattre le déluge sur la latérale, pas sur le kop nord. Pour autant, les Lyonnais présents sur la grille s'accrochent à celle-ci et les chants continuent de plus belle dans une ambiance surréaliste : trempés jusqu'aux os, torse nu pour la plupart, dans la douceur d'un mois d'août à l'agonie, tout cela est supportable. Apparemment les intempéries permirent de brasser les supporters de l'OL ce qui semble avoir harmonisé l'ambiance dans tout le parcage. Malgré les litres d'eaux qui s'abattirent en un rien de temps, la pelouse ne se trouva en apparence pas affectée (le drainage par les galeries minières, qui sait ?) et l'échauffement commença avec l'accalmie.

Les deux équipes furent accueillies par des tifos en bande plastique sur les kops nord et sud ainsi qu'en parcage Lyonnais. Le Kop sud exhiba à nouveau la tête de Cochise (ou Géronimo, je ne sais jamais) pour un résultat assez probant. Côté nord, on avait opté pour l'inscription "sainté" calligraphié façon sweat de racaille / Santa Barbara : goût douteux (peut-on vraiment leur en vouloir ?) et résultat ("rendu" comme dit dans le milieu) des plus quelconque. Les BG et la Cosa avaient confectionné une voile en bande plastique ornée d'un chevron rouge et bleu avec l'inscription LYON en haut et les blasons des deux groupes plus bas. Le résultat fut très satisfaisant (on m'a dit du côté du Sud que la maîtrise BG pour l'élaboration des tifos avait de quoi impressionner).

Des milliers de lignes et le match n'a toujours pas commencé... je sais je sais... Mais vu qu'à sainté, on se concentre surtout sur l'ambiance, je serais bien incapable d'en faire un compte rendu détaillé ou pertinent. Rappelant ici la ligne éditoriale de ce modeste blog, je me bornerai à évoquer l'impression d'un supporter depuis sa tribune. Donc : OL "bien en place" peu d'occases (2 de part et d'autres à peu près), un milieu verrouillé côté Lyonnais, notamment pour aider une défense totalement remaniée par rapport à ce qu'on peut penser être sa défense titulaire :

Reveillère - Boumsong - Bodmer - Kallstrom
en lieu et place de
Clerc - Mensah - Cris - Grosso

Dans un match fermé, quand on prend l'option de gérer l'incertitude au maximum et de ne pas laisser d'espace, il convient d'avoir un faiseur de miracle pour vous permettre d'emporter la décision. Si Juninho n'a pas connu beaucoup de réussite avec ses coups de pied arrêtés, il fallait s'en remettre à Benzema (le père Noël du match aller)... Sur une remise d'Ederson (que j'aimerais bien voir enfin à son avantage), Benz enroula une frappe de malin de l'extérieur de la surface dans le petit filet de Jody Viviani (un bon nom de stephanois...) aux alentours de l'heure de jeu. Alors que l'ambiance était sympa (un stade qui résonne, ca change tout !!) l'intensité sonore baissa sérieusement et le parcage Lyonnais qui n'avait pas faibli du match eut l'opportunité de se faire entendre plus souvent. Benzema a décidément fait un mal fou aux verts l'an dernier lors de son égalisation de la dernière minute : l'abattement, la résignation et le dépit gagnèrent vite le terrain et les tribunes locales. Il semble désormais acquis que sainté ne gagnera plus jamais un derby. :-)
A la fin du match, alors que les poussées stéphanoises se révélèrent anecdotiques, les joueurs vinrent parader devant le parcage Lyonnais en fusion prolongée depuis le début du match. La joie de l'équipe faisait plaisir à voir, il semble que la notion de groupe tienne moins de la vue de l'esprit cette saison que lors de la dernière... et c'est tant mieux. Le match fut géré comme il convient de gérer un match à Sochaux ou Lorient : sérieusement et sans affolement.

L'un des souvenirs du match restera la bronca pour l'entrée en jeu de Piquionne, qui fut à deux doigts de calmer tout le monde sur son premier ballon expédié dans le cadre d'une frappe incroyable et sur laquelle il fallut sortir le grand jeu pour Viviani.
Côté banderoles, rien à Lyon et la confirmation que si côté steph', la maîtrise du tifo est indéniable, la créativité dans les banderoles reste bridée par cet esprit gaga un rien étroit... Les greens s'emportèrent donc contre le "derby aseptisé" oeuvre d'un complot LFP - Lyonnais (ben voyons !), rien de notable chez les gics, tout juste spécifièrent-ils à Piquionne qu'ils ne l'avaient jamais considéré comme un "vrai stéphanois". Le compliment (c'en est un, non ?) a du lui aller droit au coeur !!

Retour à une heure du mat' à Lyon et courte nuit... Certains matches aident quand même beaucoup à tenir le coup le lendemain au taf.

Ci joint la video du but de Benzema...




vendredi 29 août 2008

Chapi-Chapo 4

C'etait pourtant pas compliqué... il fallait éviter le Zenith dans le 3 ainsi que l'Atletico et la Fiorentina dans le 4 ; après avoir passé sans encombre la porte 3, paf on a enfourché sur la 4 ! Et plutôt que de glisser dans le bizarre Biélorusse, nous voici face au concret florentin. Pour les amateurs d'Italie, on ne peut que se réjouir de varier un peu les plaisirs. Cela devrait être l'occase de visiter après Milan, Rome et Bologne un 4è stade italien en quelques années (6 déplacements là bas depuis 1995 et la Lazio) et d'aller goûter à la douceur de vivre Toscane et tâter de la fournaise d'Artemio Franchi. N'étant pas un aficionado perdido de la condition du mouvement ultra' en Italie, ce sera l'occasion de voir où celui-ci se trouve après quelques années troubles, de violence et de répression.

Ce sera ma première fois à Franchi, il est temps ! J'avais vu jouer une superbe Fiorentina en finale retour de Coppa d'Italia 1996 à Bergamo contre l'Atalanta. La Viola l'avait emporté 2-0, emmenée alors par Batigol, Rui Costa et Toldo au top de leurs carrière. Ce qui m'avait le plus impressionné, ce fut le spectacle ultra' et pyrotechnique du parcage Florentin. Débarqués à deux fois plus que le nombre prévu, les supporters Viola avaient commencé par affronter la police pendant 1 heure pour rentrer dans le parcage sans billet : mâts de drapeaux contre crosses de fusil, je promets que je ne plaisante pas. Ensuite une grande démo de 14 juillet pyrotechnique dans la moitié de curva, chants puissants, charges contre l'autre moitié du virage bergamasque, pillage d'une loge de concierge avec lancer de tout un tas d'objets hétéroclites : pelle à neige, carreaux de faience, vélo, etc... J'hallucinais complètement !

Après cela, je suivais avec attention le parcours viola en championnat... mais je n'ai pas revu jouer la Fio.

Pour finir, LE tifo florentin le plus connu, celui que tout le monde a imité. Fio - Juve 90-91.


(ça y est, j'ai mes billets d'avion pour Florence !)


Programme Ligue des Champions

Si le temps m'est accordé, je dispenserai plus tard le sel de mes pensées sur ce merveilleux tirage au sort et je sais que vous êtes nombreux à l'attendre et impatiemment qui plus est !
Vous avez vraiment pas de goût !! :-)

En attendant... le programme !

22:50 28Aug2008 Soccer-Champions League Groups E-H fixtures
MONACO, Aug 28 (Reuters) - Champions League group stage
fixtures drawn on Thursday:
GROUP F
September 17
Steaua Bucharest - Bayern Munich
Olympique Lyon - Fiorentina

September 30
Fiorentina - Steaua Bucharest
Bayern Munich - Olympique Lyon

October 21
Bayern Munich - Fiorentina
Steaua Bucharest - Olympique Lyon

November 5
Fiorentina - Bayern Munich
Olympique Lyon - Steaua Bucharest

November 25
Bayern Munich - Steaua Bucharest
Fiorentina - Olympique Lyon

December 10
Steaua Bucharest - Fiorentina
Olympique Lyon - Bayern Munich

jeudi 28 août 2008

Odd...

That's odd...

Hier Oddo devait signer et venir toucher ses 2 et quelques millions d'euros nets par an sous le maillot Lyonnais, aujourd'hui il part au Bayern Munich... soit !

Lu dans "Le Torchon" :
Camouflet pour Lyon ! Alors que Massimo Oddo devait venir mercredi soir à Lyon pour y passer sa visite médicale et signer son contrat, le joueur s'est engagé jeudi midi avec le Bayern Munich. Le joueur de 32 ans est prêté pour une saison avec option d'achat. Champion du monde 2006, le latéral droit retrouvera en Bavière son compatriote Luca Toni. Lyon va désormais devoir trouver un plan de secours pour recruter un latéral droit capable de remplacer François Clerc, blessé pour de longs mois.

Moi qui croyais que Gamassa faisait l'affaire côté droit...

Tirage au sort : 18h

Dans la panoplie des émotions "collatérales" offertes au supporter de foot, celle que j'affectionne particulièrement est l'attente du tirage au sort de la Ligue des Champions, bien plus que le marché des transferts (qui me gave en fait) par exemple. On a beau avoir la chance d'avoir une équipe plutôt en forme depuis une dizaine d'année, les déplacements récurrents en France finissent parfois par lasser... quand on a vu 10 fois Bollaert, franchement, les matches en hiver un dimanche soir dans un froid de gueux et avec passage préalable par leur enclos à bus visiteurs qui ressemble à un camp de concentration + la fouille presqu'intégrale, tend à modérer l'enthousiasme des plus combatifs. La question ne se pose a priori pas cet année pour Bollaert, il est vrai.
La Ligue des Champions, la Coupe d'Europe en général restent des terrains de découverte où l'ultra blasé retrouve son âme d'enfant et sa passion du voyage. Le passage de l'OL dans le chapeau 1 (devant l'Inter et le Real qui plus est) constitue un évènement un rien paradoxal puisque les deux saisons passées ont marqué un repli de notre club en Coupe d'Europe, mais la base de calcul incluant les 5 dernières saisons récompense la régularité Lyonnaise dans l'antichambre des grands clubs (3 fois dans les 8 meilleurs, 2 fois dans les seize, si on ne prend en compte que la LdC). Cette année donc, avec le passage du chapeau 2 (dans lequel nous devions trainer depuis pas mal de temps) au chapeau 1 change la donne... Les saisons précédentes, la contemplation du chapeau 1 prenait des parfums de nostalgie plus sûrement que des exaltations de découverte. A part Liverpool et Chelski, nous avons rencontré toutes les équipes du chapeau 1...

Passons donc au chapeau 2, que l'on connait pas mal non plus, mine de rien : nous avons déja eu l'opportunité de visiter les stades du PSV (beurk), de la Roma (ouch !), de Porto, du Werder et déja affronté le Bayern deux fois, mais celui-ci a entretemps troqué son vieux OlympiaStadion ouvert à tous les vents contre une Allianz Arena à l'architecture pneumatique plus affriolante pour le supporter de foot qui n'aime pas les pistes d'athlétisme. En 2004, nous étions passés devant en J9 sur le chemin de Prague, lors d'une halte un peu décevante à la Fête de la Bière (les véhicules ralentissant aux abords du stade pour le regarder provoquaient un embouteillage !). Restent donc à découvrir le pueblo levantin de Villareal pour lequel je n'avais pas fait de détour en 2000 lors de notre périple à Mestalla, le stade du Sporting Portugal pour une revanche de la demie-finale de C2 1964 (Saudade, fado et Lisboa), et le nouveau stade Olympique (ex-Communale) de la Vecchia Puttana Turinoise qu'il faudra bien aller visiter un jour !!

Chapeau 3 : Exit Bordeaux et Marseille qu'on ne connaît que trop bien et que nous ne pouvons pas affronter. Nous connaissons déja les stades du Chihuahua Bucarest, du Celtic et de Fenerbahce (que de souvenirs pittoresques aux marches de l'Europe), je m'abstiendrais volontiers de chopper les deux premiers. Restent donc le Pana (qui remplace d'une certaine façon l'Olympiakos et je n'ai jamais mis les pieds en Grece), le FC Bâle et ses méchants supporters (tu parles d'un dépaysement !) ainsi que le brillant Zenith St Petersbourg avec son Arshavin, son Musée de l'Ermitage, sa Coupe de l'UEFA sous le bras et les difficultés à avoir un visa !

Chapeau 4 : Mis à part Kiev où je n'avais de toutes façons pas pu me rendre, rien que de l'inédit, de l'étrange, du lointain, voire du bizarre !
Donetsk : 2 clubs au noms mignons : Metalurg et Chaktor... le second joue la Ligue des Champions et le bled se situe à 800 bornes à l'est de Kiev, oui, c'est loin !
Fiorentina : la Viola est un club mythique avec un public qui vaut le coup d'oeil. La Toscane, les charmes de la cité du Calcio Storico, le Musée des Offices, le stade Artemio Franchi. La Viola qui a réussi à grimper 4 échelons en 3 ans (!) il y a peu et qui revient petit à petit dans le gotha italien sans beaucoup de points UEFA... un club sportivement à éviter.
Atletico Madrid : malgré une passion sincère pour l'Espagne et Madrid en particulier, malgré le fait que je commence à bien connaître la ville et que Vicente Calderon constitue une alternative intéressante à l'ambiance policée de Bernabeu, j'aimerais bien éviter aussi les "matelassiers" qui viennent d'atomiser Schalke. Encore une équipe qui revient de loin, mais avec un gros effectif (Aguero... Coupet !)
Kiev : un grand stade vide... déja joué mais apres tout...
Cluj : les correspondants roumains de nos voisins les verts, il parait que la ville est universitaire et ne manque pas d'intérêt. C'est loin de Bucarest (tant mieux), ca ressemble déja à l'Europe porfonde, vers la Hongrie, etc...
Borisov : Le club dont je n'avais pas entendu parler, sur la Berezina... plus exotique, à part le Khamchatka et les Iles Marquises, je ne vois pas :-) Un voyage potentiel dans la dernière république stalinienne d'Europe. Oh Yeah ! Ils ont sorti Anderlecht -chef d'oeuvre en péril- au deuxième tour préliminaire. 1.5 mios euros de budget. BATE (le nom du club) lui vient de l'usine automobile de la ville. (merci LeTorchon)
Anorthosis Famagouste : Chypre, l'histoire, le soleil et la mer et parait-il aussi Cédric Bardon qui a échoué dans ce port Chypriote après 2 saisons à Sofia. Ils viennent de sortir un autre port fameux de la mer Egee : le Pirée et l'Olympiakos.
Enfin Aalborg, Danemark, ce qui ne m'inspire guère qu'une évocation de la Carlsberg : c'est mince ! Etant donné que je ne crois pas un instant qu'en allant là-bas, je serais en mesure de chopper des blondasses fortement lochées, je me contente de me réjouir qu'ils aient sorti Kaunas... les Kaunas et le foot font rarement bon ménage.
A voir vers 18h...

Borisov, Belarus

Le stade du BATE Borisov...
Un club du Chapeau 4 sur lequel on peut tomber, c'est au Nord-Est de Minsk en Biélorussie, près d'une rivière nommée... Berezina !


Agrandir le plan

mardi 12 août 2008

Changement clinquant en EDF

L'Euro et la Coupe du Monde marquent toujours des fins de cycle pour certaines générations de joueurs en équipe nationale. Sortir par la grande porte, sous les projecteurs a plus de classe que de se retirer après un match éliminatoire disputé en novembre en Géorgie, c'est comme ca. Il est difficile de dire que les bleus partis à la retraite après l'Euro auront fait beaucoup mieux que la deuxième solution. Peu importe.
Pareil à Lama qui fut poussé dehors sans annoncer quoi que ce soit, c'est au tour de Coupet de faire les frais du changement de générations. Après que notre ex-gardien peroxydée se fut tâté longtemps pour savoir s'il envisageait de continuer jusqu'en 2010 (cf cet hiver je crois), Domenech a répondu pour lui.
Pourquoi pas ?


Mais la vraie question qui m'étreint est : "pourquoi nous coller Mandanda à la place ?" Le jeune gardien de l'OM ne manque certainement pas de talent, mais ne m'a pour l'instant pas plus convaincu qu'un Porato à l'époque où celui-ci s'était retrouvé sélectionné en équipe nationale (je préfère le terme générique à celui "d'Equipe de France"qui sonne so cheap pour moi, allez comprendre pourquoi...). Porato en équipe nationale. Rendez-vous compte !! Avec le recul, ca fait peur, n'est-ce pas ?! Là, Mandanda vient d'en prendre 4 à Rennes... miam !

Coupet a quitté l'OL un peu comme il y est arrivé... vite et de façon un peu inattendue.


Rappel des faits : L'année 1996 vivait ses derniers feux et l'OL clôturait une année civile assez pénible par la réception du FCN, avec Landreau notamment. Au terme d'un match assorti à la saison et au glauque d'un vendredi soir de décembre, l'OL prit un but dans les dernières minutes et perdit 1-0 à domicile après avoir dominé copieusement la partie. Nantes nous portait un peu la poisse, la vraie, de celle qui colle aux doigts, puisqu'en août, lors du match aller, l'OL avait mené 2 fois et avait vu les Canaris revenir à chaque fois au score en fin de mi-temps : N'Doram par deux fois je crois. Il est vrai que prendre un but de Deplace avait de quoi susciter révolte ! L'OL avait perdu alors un Maurice usé par trois grosses saisons au cours desquelles le club semblait reposer sur ses épaules : rupture du tendon d'Achille... 6 mois à l'infirmerie et début des pépins physique du "Tintin Flingueur".

Bref, le FCN venait de faire regretter à tout un stade bancal (Virage Nord d'ores et déja fermé pour la rénovation pré-Coupe du Monde) de s'être aventuré dans le froid de décembre et dans les vestiaires, une altercation opposa Olmeta à Sassus au sujet d'une jeune fille, mannequin en lingerie. Bilan : Un Jean-Luc Sassus à l'hosto avec un oeil très amoché et un feuilleton de quelques jours qui anima la trêve hivernale du côté de Tola Vologe. L'histoire, d'un glamour de camping à Valras-Plage, s'était soldée par un départ du bouillant Corse à l'Espanyol de Barcelone, de son rival à St Etienne et par l'arrivée du jeune gardien de St-E (alors en D2) à l'OL : Gregory Coupet.
Accueilli "froidement" par les supporters ("Pas d'chien vert à l'OL !"), celui-ci remplit son office de façon correcte, s'affirmant au fil des années comme l'un des meilleurs gardiens français, grâce notamment à l'arrivée de Bats en tant qu'entraîneur de gardiens. Pour ma part, je me souviens d'un changement de "dimension" en 2000 avec quelques matches bien négociés, comme la défaite malencontreuse à Valencia au Mestalla au cours de laquelle il avait sorti un péno. Je me trompe peut-être d'ailleurs sur cette montée en puissance.

Sa longue carrière Lyonnaise fut marquée par le sceau de l'exemplarité (c'est moche comme mot !) qu'il semble avoir mis en scène tellement cela devint caricatural. Devenant l'un des piliers du vestiaire Lyonnais, il n'hésitait alors pas à dispenser sa philosophie pleine de bon sens ("Avec mes premiers salaires, je me suis acheté un appartement, aujourd'hui, les jeunes achètent une Porsche" ou un truc du genre) quoiqu'un peu planplan. Tout au long de sa carrière, il se fit remarquer par sa gnac et sa rage de vaincre, se donnant toujours les moyens de ses ambitions, l'équipe alignant Violeau, Carteron, Laville et lui était empreinte de cette volonté qui fit quelques résultats intéressants en coupe de l'UEFA (1999 notamment). En 2001, sa mésentente avec Dhorasoo contribua au départ de celui-ci à Bordeaux d'où il revint métamorphosé pour distiller le jeu le plus cristallin de toute sa carrière entre 2002 et 2004 et un départ au Milan AC.
Côté souvenirs, Coupet restera longtemps sur les bobines d'insolites pour ses arrêts acrobatiques au Camp Nou en 2001, lorsque lobé par Cacapa, il mit de la tête le ballon sur sa transversale, puis détourna la tête à bout portant de Rivaldo avant de réussir un nouvel arrêt sur le corner qui suivit ! A l'automne 2005, un match parfait de sa part à Nantes permit à l'OL de l'emporter sur une tête de Fred : 1-0 (un juste retour des choses par rapport au match de 96 :-) !)



Coupet, l'air de rien avec sa tête de gendre idéal, son sourire impeccable, ses permanentes jamais cra-cra et sa façon de saluer les supporters à chaque match à domicile bien après les autres mais pour les 4 tribunes façonna une image de garçon irréprochable et finit par devenir gardien de l'EdF (je serais bien en peine de vous en parler, je regarde peu les bleus) et l'égérie de la Halle aux Chaussures. Ses blessures cocasses (quel joli mot !) en montant une étagère ou en se prenant les pieds dans le filet vinrent toutefois rappeler aux plus jeunes que dans sa jeunesse, le natif du Puy avait tâté du cuir dans des endroits inavouables.

En 2007, une blessure l'éloigna des terrains au moment où aurait dû se célébrer le dixième anniversaire de sa présence au club.


Lors du dernier match, face à Toulouse, les BG lui rendirent un hommage appuyé et mérité.
Puisse Lloris à présent marcher dans ses pas et suivre son exemple.


lundi 11 août 2008

Lyon au mois d'août

Lyon au mois d'août a de drôles d'allures... les troquets qui promettent des terrasses ombragées pour jouer aux boules affichent des volets clos qui semblent trahir le désir passager d'aller y prendre un verre avec des amis (qui de toutes façons ne sont pas là), profiter des beaux jours en essayant de ne pas trop prêter attention aux jours qui déclinent déjà sérieusement et au compte à rebours de la rentrée qui a commencé. Août est un mois étrange à passer dans une ville comme Lyon, il est empreint de résignation, d'attente et de passivité. C'est un mois qu'on subit dans pareils lieux puisque personne n'est là pour partager quoi que ce soit avec vous et que les projets et les espoirs formulés à la lumière crue du printemps se sont noyés dans le tintamarre de juin et juillet. En août, m'étreint toujours l'impression d'une chance qui serait passée, d'un "trop tard" pas plus violent qu'un haussement d'épaules. On est seul en août. Déjà, au lycée, on s'y rendait compte qu'on n'avait pas embrassé celle pour laquelle on s'était persuadé que les mois de mai et de juin seraient les plus propices pour tisser des liens au bord d'une piscine en soirée, au détour d'une glace sur un quai. Qui sait si elle, a l'impression de perdre son temps en ce moment ?

En août, même Bernachon n'est plus, on ne distingue en devanture, à travers les alvéoles de la grille, qui vous rappelle depuis déja plusieurs dizaines de mètres le congé annuel, que deux panneaux en argent sortis d'un palace de Normandie, d'un univers de Proust, des espèces d'ostensoirs qui précisent la date de la réouverture de l'établissement et remplacent les traditionnels "Présidents" avec leur choucroute maltaise de chocolat qui ne m'ont jamais fait envie : impression aussi indigeste qu'une image de politique française des années 70. "Les jours ne sont beaux que par leur lendemain" nous est il enseigné dans "La Gloire de mon Père" : Août et ses privations, août ou l'annonce de septembre...
Le championnat a repris samedi pour le commun des mortels, ceux qui pensent qu'à "chasser le Lyon", comme dit Le Torchon. Pour nous, il n'a repris qu'hier avec un match contre Toulouse. Quelle drôle d'idée pour les gens du Sud de venir à Lyon pour jouer un match en août. L'idée me semble complètement saugrenue et c'est sans doute idiot de ma part.
Le premier match de la saison reste en ce qui me concerne presqu'une tradition, je l'ai raté l'an dernier et je m'en voulais. C'est étrange de commencer et de finir face à la même équipe, mais je trouve que c'est l'une des rares bonnes idées de la première division. De celles qu'on pourrait nous envier à l'étranger. C'est parfaitement anecdotique et en cela symptômatique de ce qu'est la L1.
Il fut un temps où l'OL ne gagnait jamais le premier match de la saison, cela constituait un genre de tradition que les journalistes aimaient qualifier de malédiction, surtout quand Guingamp égalisait dans les dernières secondes comme en 2002. Depuis 2004, on gagne systématiquement je crois ce premier match. En 2003, pour clore la série, Makoun avait permis à Lille de battre l'OL en marquant le seul but du match à Grimonprez-Joris (certainement une dernière pour l'OL là bas aussi), hier il a ouvert le score pour l'OL et Lyon a "déroulé" contre une faiblissime équipe de Toulouse.
Les points pris aujourd'hui auront beau peser aussi lourd dans le décompte final que ceux de mai, on a encore l'impression que tout cela est virtuel. C'est en tout cas mon point de vue, comme si, persuadé du potentiel de l'OL, il ne semblait pas si urgent de débuter la course sur les chapeaux de roues. On a l'habitude depuis 10 ans d'attendre le mois d'août pour récupérer une pointure. Cette saison, ce seront des pointures latérales pour épauler les côtés de la défense qui a déja commencé à beaucoup morfler : hier Clerc en a pris pour 6 mois en se massacrant un ligament seul et proprement, Mensah sur le flanc, Cris en soins préventifs. Que quelqu'un se dévoue pour gravir Fourvière et déposer quelques cierges pour ceux qui restent. Toujours être prévenant pour ceux qui restent... surtout en août.
Les matches d'août sont paradoxalement frustrants (une frustration d'impatience qui contraste avec celle des regrets que j'évoquais précédemment) parce qu'il est difficile d'en tirer des enseignements pour la suite des évènements, quelques indications tout au plus. Pour autant, il n'est pas interdit de prendre plaisir à aller au stade, bien au contraire, ce re-commencement a quelque chose d'enfantin, un plaisir sans trop d'arrière pensée : trouver enfin un endroit vivant à Lyon, aller au stade sans la précaution d'un pull pour la fin de soirée, parler des vacances, tirer les premiers plans sur la comète de la saison et voir des gens bronzés. Hier soir, au Virage Sud, les stadiers semblaient plus nombreux à cause du maillot "gilet de sécurité" qu'on nous destine pour la Coupe d'Europe et que certains se sont empressés d'acquérir. Le groupe paraissait vraiment famélique : vacances et interdictions de stade administratives ont fait un sacré ménage dans les rangs ! Ambiance d'août, enthousiasme certain et chants en rodage : j'avais l'impression d'en avoir oublié les deux tiers, pas moins ! Un match en roue libre, pas de tension... victoire sans avoir le temps d'entrevoir un doute (Makoun /Benzema / Benzema).

Et puis, passé minuit, Gerland a repris son calme impérial du mois d'Auguste.

jeudi 7 août 2008

"La marge de Lyon se réduit"- Puel

Alors que Jean-Claude Trichet dispensait la sainte parole sur les taux d'intérêts de la zone Euro, mon Reuters m'a affiché entre deux déclarations du boss de la BCE, une interview de Claude Puel, dans laquelle il dit plus ou moins la même chose que moi ce matin même. Puel lit Lyonzinho... étonnant, non ?
Non... pas tant que ça, voyons !

14:31 07Aug2008 RTRS-INTERVIEW Football/L1 - La marge de Lyon se réduit, dit Puel

par Edward Jay LYON, 7 août (Reuters) - Claude Puel, le nouvel entraîneur de Lyon, estime que le septuple champion de France en titre "n'a plus la même marge qu'avant" sur ses concurrents. Dans un entretien à Reuters, il livre ses impressions à quelques jours de l'ouverture de la saison de Ligue 1. Lyon reçoit Toulouse dimanche à 21h00 pour son premier match de la saison.
Reuters: Après la défaite à Bordeaux et la perte du Trophée des Champions, quel a été l'axe de travail de cette semaine ?
Claude Puel: Travailler pour progresser. C'est notamment le cas pour les internationaux qui n'ont eu que 17 jours d'entraînement après leur retour différé à la suite de l'Euro. La perte du Trophée, c'est frustrant puisque nous menions dans la série de tirs au but. Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé que c'était un match costaud pour une première sortie officielle. Il faut rester objectif par rapport au contenu, en sachant qu'il nous manque du potentiel physique. Cela se ressent sur le nombre, trop élevé, de duels perdus et le déchet technique. Nous n'en sommes qu'aux balbutiements.
Reuters: C'est pour cela que vous avez dirigé des séances très intenses ?
C.P.: Il y a beaucoup de travail à faire car l'objectif, c'est d'afficher un vrai collectif, avec plus de liant dans le jeu, plus de solutions au porteur de ballon et plus de maîtrise en général. Il faut être irréprochable collectivement parlant pour se doter d'une palette de solutions qui nous permettent de gagner dans tous les cas de figure: face à une équipe recroquevillée, une autre qui joue les contres, une autre qui presse haut... Il faut avoir cet âme, qui se forge dans la sueur, faite d'ambition collective, de volonté de ne rien lâcher. Mais on ne monte pas un collectif en quelques jours.
"CE N'EST PLUS LYON ET LES AUTRES MAIS LYON AVEC LES AUTRES"
Reuters: D'autant qu'on sent la concurrence armée cette saison ?
C.P.: C'est ce que je répète. Lyon n'a plus la marge d'avance conséquente qu'il avait avant. Il n'y a plus "Lyon et les autres" mais "Lyon avec les autres". Les prétendants veulent mettre fin au règne de Lyon. Il faut se mettre dans la tête que le championnat va être plus disputé.
Reuters: Cela change-t-il votre approche des matches ?
C.P.: Il y a quatre ou cinq prétendants au titre et Lyon en fait partie. C'est une nouvelle donnée par rapport aux saisons précédentes. Et elle est importante. Cela va demander plus de remise en question. C'est un challenge encore plus motivant car l'adversité est bien présente. Quand on est compétiteur et qu'on sait que c'est indécis, on a encore plus envie d'aller chercher la victoire. Reuters: Il y a une réunion en début de semaine avec le corps arbitral. Qu'en avez-vous pensé ?
C.P.: C'est toujours bien d'avoir des échanges avec les acteurs de ce championnat. Il n'y a pas de caste "joueurs", "entraîneurs" et "arbitres". C'est une bonne initative qui doit se répéter toutes les années.
Reuters: On vous voit beaucoup vous impliquer dans les entraînements. Vous participez beaucoup. C'est important ?
C.P.: Cela me permet de me maintenir en forme. Cela me permet aussi de vivre de l'intérieur ce que les joueurs peuvent ressentir dans les efforts, de surveiller le travail de Robert (Duverne, le préparateur physique). Non, je rigole... J'ai toujours participé et tant que je suis capable de répondre physiquement et que cela ne perturbe pas le comportement des joueurs, je le ferai. Reuters: Est-ce aussi une manière de gagner le respect des joueurs ?
C.P.: Non, je n'ai pas besoin de cela. Le respect, cela se gagne au quotidien. Les joueurs doivent avoir du respect entre eux et envers le staff. Le respect, c'est une attitude.
/JAY/CD (édité par Clément Dossin) ((Service Sports. Tel 01 49 49 53 70; paris.sport@reuters.com; Reuters Messaging: clement.dossin.reuters.com@reuters.net))

Reveillère parle de Puel et Perrin

Déja Cris l'autre jour avait mis en avant la façon de travailler de Puel en révélant tout le bien qu'il en pensait. Un retour à des règles plus strictes, à un état d'esprit conquérant et une mobilisation de tout le groupe autour d'un objectif donné. Aujourd'hui, c'est Réveillère, d'ordinaire discret qui compare les méthodes de travail de Puel et Perrin. Si l'OL s'en est sorti lors des dernières saisons grâce à la qualité de son effectif, l'envie semblait légèrement émoussée. Il semble que ces qualités de volont, de travail et d'abnégation sont de retour avec Puel. Apparemment, ca ne moufte pas dans le vestiaire, Puel ne donnant pas l'impression d'apprécier beaucoup les histoires d'égo, de diva et de clans.
J'aime l'idée que l'OL ne se laisse pas aller à une décadence concevable (pas légitime, attention !) du fait de l'abondance de titres et de la marge vis à vis des autres équipes de Ligue1. Cette saison, Marseille (avec Gerets, LA recrue de l'an dernier) et Bordeaux (peut être) semblent en mesure de donner du fil à retordre. Nous verrons bien mais dans cette éventualité, je ne suis pas fâché de voir notre club se renforcer, se restructurer et se donner les moyens psychologiques (ca fait un peu pompeux, j'ai pas mieux, désolé !) de maintenir l'écart.

Lisons donc Réveillère dans LeTorchon.fr :

«Avec Perrin, c'était tendu»
Six mois plus tard, le contexte est le même à l'OL : Clerc est toujours là et donc Réveillère aussi ! Oui, mais l'entraîneur a changé. « Avec Claude Puel, les choses ont été claires dès le début : il n'y a pas de titulaire, les meilleurs à l'entraînement, ceux qui se battent pendant la semaine, joueront le week-end. Pour moi, c'est ça la vraie définition de la concurrence. La saison dernière, j'ai perdu trop de temps à comprendre le fonctionnement et à savoir pourquoi je jouais ou pourquoi je ne jouais pas. Là, c'est priorité au terrain. Ça me va. »
Sans vouloir « cracher dans la soupe », Réveillère, de manière globale, ne trouve pas beaucoup d'arguments en faveur de Perrin. « Avec lui, ça n'a pas été facile dès le début. C'était très tendu avec pas mal de joueurs. Malgré le doublé, on a bien vu qu'il ne pouvait pas rester. Pour reprendre les choses en main, le club avait besoin d'un nouvel homme fort et Claude Puel est celui-là. » Principal apport : la rigueur. « Dans un groupe, il y a des règles de vie collective. On est 25. Si chacun fait son truc de son côté, on ne peut pas s'en sortir. Sur le terrain, c'est pareil. Les 11 joueurs doivent attaquer ensemble et défendre ensemble. Si certains lâchent, cela peut poser des problèmes. » Rigueur tactique et physique, mais aussi participation active aux entraînements... assurément, Puel donne le bon exemple. « Depuis qu'il est là, il a boosté tout le monde », se réjouit Réveillère qui, lui, en a profité pour retrouver le sourire.

lundi 4 août 2008

C'est reparti...

Bien des semaines que je n'ai pas écrit sur ce blog... entre 2 saisons, à part commenter des transferts et des rumeurs, se faire peur ou essayer de se donner confiance pour l'année à venir, je ne vois pas trop de sujets à aborder. Il faut aussi dire que les derniers mois de soutien à l'OL ne furent récompensés que par un traitement toujours plus pénible de la part du club et des instances dirigeantes.

Commençons par le commencement, et en ce moment, c'est une nouvelle saison qui débute, avec pour objectif un 8è titre d'affilée, soit un exploit au retentissement potentiel chaque fois plus étouffé : quand l'OL gagne avec 15 points d'avance, il n'a pas de concurrent ; quand l'OL gagne avec des concurrents qui ne lâchent que lors des dernières journées, c'est un petit champion et la meute salive comme attiré par l'odeur du gigot qui arrive à point... Nul doute que pour entendre des hululements d'enthousiasme au soir d'une 38è journée, il faudra attendre l'avènement du premier champion non Lyonnais : C'est alors que -paradoxalement- on reconnaîtra l'excellence de l'OL pour valoriser la perf du nouveau roi de la Ligue 1. Nous n'en sommes pas encore là et, n'ayant nul besoin des feulements des journalistes pour prendre du plaisir, je n'ai pas l'intention de voir l'OL s'arrêter en si bon chemin dès cette saison.

La "défaite" 0-0 en Trophée des Champions samedi dernier (après t-à-b) pourrait annoncer une nouvelle ère puisque depuis que nous le jouons en 2002, nous l'emportons systématiquement. Il faut que ce soit l'année du doublé Coupe - Championnat (donc l'année où il ne devrait pas avoir besoin de le jouer, finalement) pour que nous commencions à l'abandonner à un challenger. Je ne me hasarderai pas à commenter un match que je n'ai pas vu (quelle idée d'avoir des copains qui se marient !), tout juste ai-je survolé le compte rendu de L'Equipe.


Franchement, puisque mouiller il se faut et que ca ne changera rien (suivant l'adage je ne suis pas superstitieux puisque ca porte malheur), je trouve que le recrutement de cette saison a plus de gueule que celui de la saison passée qui tirait vraiment vers le n'importe quoi...

Bodmer et Keita ont rendu de fiers service de façons très très épisodiques et principalement en défense centrale. Tous les pantins de la défense centrale : Cleber Anderson et Patrick Muller sont partis essayer de faire illusion ailleurs et entre Squillacci et Mensah, je crois que nous sommes largement gagnants.
Après une demie-saison passée à se manger les ongles en priant pour que Toulalan ne se blesse pas, Fabio Santos est revenu (malheureusement blessé par Zerka en amical) et Makoun va apporter en tant que milieu défensif des solutions de rechange et de complément plus sérieuses que les options fantaisistes que constituaient à ce poste les Bodmer, Crosas et Kallstrom. Il a fallu attendre des années après les départs conjoints de Diarra et Essien pour comprendre qu'en dépit de l'amour légitime que tout Lyonnais doit porter à Juninho, celui-ci n'a plus les jambes de 26 ans qu'il arborait en 2002 et qu'il fallait penser à cesser de lui en demander toujours plus alors que ses capacités physiques déclinaient normalement. Ederson constitue le gros point d'interrogation du recrutement : joueur doué (et cher), il doit proposer une alternative crédible à notre capitaine brésilien pour permettre à celui-ci de nous régaler quelques années encore de coups de patte aussi somptueux que précieux.

Puel en tant qu'entraîneur... naturellement, c'est mieux que Perrin, qui peut seulement en douter. Dès sa signature, l'ex-Sochalien puait l'erreur de casting, et le costume d'entraîneur Lyonnais lui allait comme un déguisement (combien de fois ai-je pu le dire, ici ou ailleurs). A voir avec Puel qui semble jouir d'une cote, d'un crédit et d'un respect nettement plus importants que son prédécesseur auprès de l'ensemble du club.

Une fois n'est pas coutume, nous n'ouvrons pas la saison, rendez-vous avec les nouveaux et les blessés dès dimanche soir.


Un dernier point : Les journalistes du Progrès (torchon régional) s'embêtent au point de s'indigner pour rien :

« Bienvenue aux nouveaux gones », fut déployée au moment de l’entrée des joueurs sur la pelouse. Une fois rapidement rangée elle laissa la place à une seconde, fort choquante : «Piquionne, toi, tu n’es pas le bienvenu »

Effectivement, on a connu plus intelligent... bon... plus à propos en fait puisque Piquionne s'est un jour embrouillé avec un Magic (qu'il a d'ailleurs envoyé à l'hosto si je me souviens bien) parce que celui-ci s'en prenait à son agent immatriculé 69 (héhé !). Il parait que le Piniok (copyright Aimé Jacquet) venait souvent voir les matches de l'OL en Ligue des Champions et souhaitait signer à l'OL quand la question de son départ de sainté s'était posée. On a connu pire bourricot (Sagnol par exemple qui déclarait ne pas aimer Lyon -"une ville bourgeoise"- alors qu'il jouait à... Monaco).
Pas forcément à propos, pas ivre intelligent non plus de la part des Gones qui ont sorti ca (je parie que je les connais en plus), certes. Mais de là à être fort choqué ! Souhaitons à tous ces gens qui s'indignent pour un rien d'avoir la même capacité à l'enthousiasme qu'à l'indignation.

jeudi 3 juillet 2008

Bijour Ingrid !

Libérée par l'armée colombienne après plus de 6 ans de captivité (depuis février 2002), Ingrid Betancourt n'a pas eu le temps, au moment de passer à la TV colombienne de troquer son bob militaire et sa coupe à la Ioulia Timouchenko pour un collier de perles et un carré impeccable maintenu par des lunettes Gucci, plus conformes à son look d'antan. Selon quelques indiscrétions du Quai d'Orsay et du Ministère de la Defense de Colombie, elle aurait déclaré dès sa libération : "Dire que j'ai gâché des années de ma vie, que j'ai voulu mourir, que j'ai eu mon plus grand amour pour ce club et que j'ai raté les 7 titres de l'OL..."
Elle a eu le temps de lire Proust en captivité.

Dire qu'on aurait pu proposer aux Farc un échange avec Faccioli ! On était même prêts à rajouter un stock de maillots fluos.

lundi 30 juin 2008

Nouveaux maillots

C'est un scoop pour personne... et tout sauf une avant première : les maillots qui devraient être annoncés sont ceux-ci.

Le Marketing est un mal nécessaire au maintien du club dans le cercle des "Riches"; tout le monde en use et pas mal vont jusqu'à en abuser.
Est-ce pour faire Barça 2006 (en ayant attendu deux saisons pour pas que ca se voit) ? Pour rendre hommage à Stephane Chapuisat période Borussia Dortmund années 1990s ? Parce que ces cons de supporters ont tellement pas de goût qu'on leur ferait bouffer de la merde avec un écusson OL dessus ? Est-ce l'influence de Nike qui a racheté dernièrement Umbro (cette marque que je rêvais de voir équiper l'OL quand j'étais gone, à l'époque où elle se revendiquait comme étant "the heart and soul of football") ?
Je n'en sais rien, mais ce qui est sûr, c'est que ce maillot fluo est aussi dégueulasse que le maillot noir des saisons dernières était classe. Il me donne surtout la désagréable impression de tirer sur cette couleur honnie qui avait valu à Breton de se faire siffler un jour où il avait joué avec un maillot de cette couleur la deuxième mi-temps d'un match de Coupe de la Ligue 1996.

Et le bleu sinon ? Pas mal... pour un maillot d'entraînement !

jeudi 26 juin 2008

Bernard y Bernard...

Lu sur OLWeb, ce jour : interview de Bernard Lacombe au sujet de Bernard Fa :

On parle également d’un possible départ de Hatem Ben Arfa à Marseille…
Pour l’instant, au regard des chiffres proposés par Marseille, ce n’est pas la peine d’en parler. Hatem sera chez nous la saison prochaine si la proposition n’est pas plus élevée. Il vaut mieux garder les bons joueurs que de renforcer un club français s’il n’y met pas le prix.

Double langage au sein de l'OL, entre le discours bisounours de JMA qui dit préférer faire des efforts pour que les joueurs Lyonnais continuent à "enrichir" le jeu de la L1 (ou une autre connerie du même style) : Fred au PSG ou Bernard Fa à l'OM, et Bernard Lacombe dont le discours moins policé se rapproche plus volontiers de celui que je tiendrais s'il venait à l'idée de quelqu'un de me demander mon avis.

Selon LeTorchon du jour, Bernard Fa a signé à l'OM pour environ 12 M Euros plus un pourcentage en cas de plus-value... 12 vient donc de changer de catégorie pour passer dans l'intervalle fermé [15;20]. C'est ce qu'il faut déduire de l'argument présidentiel selon lequel Hatem ne partait qu'entre 15 et 20 millions d'euros. Nous voici donc en train de faire des fleurs à l'OM qui a passé le plus clair de son temps sous la présidence fleurie de Pape Diouf à nous dauber : transfert de Ribéry ("Ribéry ne signera pas à Lyon"), "souffle chaud sur la nuque" en octobre 2006; souvenez vous, juste avant la fessée du 22 octobre au Vel' !! et j'en passe certainement d'autres. J'ai mieux à faire dans ma vie que de retenir la rhétorique éloquente du bon président Diouf... si, si !
L'ennui avec ce (pas si) cher Hatem Ben Arfa, c'est que la durée résiduelle de son contrat (1 an) nous contraint à le vendre maintenant pour récupérer de l'argent. Perrin, à force de le laisser sur le banc l'a certainement braqué et ca n'est pas l'intelligence qu'il respire qui allait lui suggérer la patience (faut dire que voir jouer Keita a de quoi vous dégoûter du foot, moi-même en tribunes...). Ajoutons à ça des relations apparemment compliquées avec Benzema, une image un peu bizarre dans le club et il semblait illusoire de le voir prolonger. Perrin était à peine un entraineur, comment lui demander d'être un manager ?
Tout cela donne l'impression d'avoir "sold at the bottom" un joueur qui a de l'or dans les pieds bien que peu de plomb dans la tête et qui se mettra en valeur sous le management éclairé de Gerets. Peut-être que bien cadré par Puel, nous aurions pu... mais nous n'en saurons rien.

Bon vent Bernard, c'est comme avec une fille tripante avec laquelle il manque une étincelle, on passe à côté de quelque chose... c'est comme ça !
PS : Tu finiras quand même à Bolton !

jeudi 19 juin 2008

Arshavin et Cyd Charisse

Belle soirée hier, en partie grâce au football et à l'équipe de Russie qui a confirmé les bonnes manières que nous avions entr'aperçues lors de la tripotée qu'elle prit au premier match contre l'Espagne. Un jeu léché, des solutions pour le porteur du ballon, du mouvement, un jeu collectif, des appels, une circulation de balle fluide, bref un vrai bonheur ! Pas étonnant que Gus Hiddink ait réussi à gommer cette naïveté qui leur a coûté cher face aux Espagnols, nul n'est besoin de rappeler que son PSV 2005 n'avait rien de naïf, snif ! Sans vouloir tracer des parallèles tirés par les cheveux et des transitions peu subtiles -je vous épargnerai le couplet Arshavin / Noureev- la nuit s'est poursuivie avec Singin' in the Rain, diffusé en hommage à Cyd Charisse décédée récemment. Celle-ci avait commencé la danse dans une troupe de ballets russes (avec la soeur de Nijinski à la baguette) dans les années 30, a fait de la figuration dans Mission to Moscow (Michael Curtiz, 1943) et joué dans un remake de Ninochka, intitulé La Belle de Moscou... voila pour la transition vaseuse. Comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, j'ai donc vu hier soir et pour la première fois Singin' in the rain, dans lequel la contribution de CC me semble aussi hallucinante qu'elle est muette (une scène, pas un mot), des gambettes incroyables, assurées pour 5 millions USD à l'époque...
Je ne sais pas si Zlatan a assuré l'or qu'il a dans les jambes, mais, hier, son assureur éventuel a dû se faire du souci, tant il semblait déraisonnable de disputer l'intégralité du match dans son état d'hier. Comme c'est une tête de con et qu'on n'a pas oublié l'Ajax 2002, on ne va pas pleurer non plus.
Singin' in the rain, c'est aussi le générique final d'Orange Mécanique, un brin de légèreté musicale après Beethoven, Purcell et Rossini déformés au synthé... Orange mécanique et son charabia pseudo-russo-anglais... comme quoi (sans parler de l'influence du film pour des bataillons de supporters énervés) tout est lié, je vous dis !!
Mais qu'importe, hier, tout était joli agréable et léger (pas comme mes transitions, oui, je sais) : le jeu russe, les chorés de Gene Kelly... facile, enjoué et gracile... tout le contraire de la soirée de la veille : le jeu français et la demande en mariage de Domenech, façon "Josiane, je te demande ta main en direct sur le plateau du Millionaire ou chez Reichmann"

Savoir saisir les bons moments quand ils passent...

mercredi 18 juin 2008

Trophée des Champions

Après Paris, Texas voici Bordeaux, U.S. of America... Tout comme l'an dernier où le trophée des champions avait été disputé dans la province chinoise de Lyon, c'est bel et bien aux Etats-Unis au Chaban Delmas Stadium que se jouera le Trophée des Champions.

Si le trophée reste très honorifique, les clubs français partent en tournée mondiale chaque année pour répondre à la demande grandissante des fans de la Ligue 1 et de la Coupe de France qui réclament à cors et à cris (on me dit même parfois à barricades) leur dose de nectar de cuir distillé par nos magiciens. Les ailes du désir vont effleurer la planète soccer U.S.



La finale duTrophée des Champions entre l'Olympique Lyonnais et les Bordeaux se jouera au Stade Chaban-Delmas, le samedi 2 août. (Communiqué de la LFP)
La Commission d'Organisation des Compétitions de la LFP a procédé ce mercredi à 15h00 au tirage au sort pour désigner le lieu du Trophée des Champions. Suite à ce tirage, cette rencontre opposera l'Olympique Lyonnais, vainqueur de la Coupe de France, au FC Girondins de Bordeaux, vice-champion de France, le samedi 2 août 2008 à 18h au Stade Chaban-Delmas de Bordeaux. Elle sera diffusée sur France 2.

mardi 17 juin 2008

Comme le temps passe...

On a tous sa décennie, ses années, ses compétitions marquantes, en ce qui me concerne, la periode 1993 - 2000s correspond à ces critères, avec quelques saisons culminantes où il me semble n'avoir oublié nul détail, alors que je commence à me perdre dans les répétitions des titres de champion, devant recourir à des moyens mnémotechniques pour distinguer tel match de tel autre.

Foin de Saudade... me voici interloqué par une stat glanée sur le site de l'OL : 11 joueurs Lyonnais jouent l'Euro (soit Baros - en contrat avec le club- en plus de ceux dont je parlais il y a quelques jours), soit le club le mieux (hum ! disons le plus) représenté à l'Euro. je le subodorais, mais j'avais la flemme de le vérifier en recomptant les Interistes, les Chelsistes, Galatasaristes, les Madridistes, Barcelonistes et autres Milanistes sans compter les Bavaristes Munichois. Merci olweb donc ! (en même temps, c'est votre boulot, vous avez que ça à faire en plus de votre formation au correcteur d'orthographe). L'OL devance dans ce classement le Pana (10), Bayern-le-club-frère (9), Barça, Galatasaray, Werder Bremen avec 8. Ca risque de pas tout à fait être pareil au stade des quarts de finale !

Cher lecteur, tu ne vois pas la transition entre mes tendres années et cette statistique anecdotique, inepte et déjà obsolète ? C'est bien légitime !
A l'heure de compter sur mes doigts le nombre de participants Lyonnais et de cocher les effectifs dans LeTorchon, il me vient souvent le souvenir des années 90 au cours desquelles les Lyonnais participant aux grands évènements de foot internationaux se comptait sur les doigts d'une main lépreuse bien avancée.

Italie 90 : France sortie par l'Ecosse en éliminatoires, seul Mick Mc Carthy a joué à l'OL parmi les joueurs du Mondiale italien.

Suede 92 : La France butte en poule sur la Suede et le Danemark : Rousset et Garde font discrètement partie du groupe - un des Danois sacré champion d'Europe jouait à Trabzon qui nous avait sortis en octobre 1991... fallait vraiment être affamé pour se mettre ce genre de détail sous la dent.

USA 94 (MA coupe du monde) : La France trébuche sur Israel et se ramasse en novembre 1993 sous les coups de boutoir d'un certain Kostadinov. Pas sûr qu'on aurait envoyé grand monde de toutes façons : N'Gotty peut-être... Bilan 0 Lyonnais à la World Cup. Ricardo et Rai Champions du Monde : le PSG est un El Dorado, Bordeaux peut s'enorgueillir d'avoir eu Marcio Santos dans ses rangs. Kenneth Andersson Lillois ou Caennais à l'époque fini 3è avec la Suède et 3è meilleur buteur du tournoi avec 5 buts. 1 an plus tard, j'hallucinais de voir dans les cages de l'équipe de Farense, Peter Rufai, gardien du Nigeria dont le visage portait les stigmate d'une vilaine varicelle.

Euro 96 : Bonne question... tiens... faudrait que je vérifie ! a priori je dirais personne.

Footixerie 98 : la France finit championne du monde et Aimé Jacquet dépasse le Christ en notoriété assistée. Il est le seul parmi le groupe France à s'être compromis avec l'OL une vingtaine d'année plus tôt... Parmi les 22 joueurs français, aucun n'est passé par l'OL, avant ou après, série toujours en cours, alors que Guingamp a eu son Candela et Ajaccio son Diomède ! Job porte comme il peut les couleurs de notre club et rentre vite à Bron. La fameuse attaque Bardon - Maurice pour conduire l'attaque française est resté sur le quai des rêves de gamin en 1994/95. Qui a dit "bien fait !" ??

Euro 2000 : Pas de Dhorasoo en EdF, pas de Pologne à l'Euro... pas de Lyonnais !

Coupe du Monde 2002 : Déroute française certes... avec le seul Gregory Coupet à bord. C'est Juninho Paulista qui porte les couleurs du Bresil, pas son homonyme Lyonnais. Edmilson remporte le titre en marquant le plus beau but de la compétition, face au Costa-Rica et fait un grand tournoi. Mon coeur bat fort sous mon maillot Lyonnais ! Foe représente le Cameroun, Deflandre la Belgique et Bak la Pologne... ils font tous charter commun avec Coupet à l'issue du premier tour. 5 Lyonnais tout de même en lice et le premier but "Lyonnais" en Coupe du Monde depuis (je crois) Lacombe en 1978 face à l'Italie.

Euro 2004 : Muller échoue au premier tour avec la Suisse, Coupet, Govou ne font guère mieux en prenant une très maigre part au parcours français : quart de finale face à la Grece. 3 Lyonnais, c'est peu !

Coupe du Monde 2006 : Kallstrom allait signer à l'OL et ses corners semblaient corrects, Diarra allait lui aussi tenter de faire oublier son homonyme Malien (sans grand succès), Muller jouait des mains dans sa surface et repartait invaincu après avoir embêté tout le monde jusqu'en huitièmes, sont chiants ces Suisses ! Tiago faisait des apparitions fugaces avec les Portugais. Fred et Juninho ont marqué chacun un but pour le Bresil archi favori et Cris se contenta de miettes de jeu (dommage pour eux). Côté français : Malouda et Abidal titulaires, Wiltord et Govou régulièrement appelés et Coupet sur le banc. 10 Lyonnais à la Coupe du Monde (sans compter donc Diarra et Kallstrom). Et quelques autres à venir : Grosso et Baros.

C'est aussi à ce genre de choses qu'on note la progression de l'OL !

lundi 16 juin 2008

Puel à l'OL

Ca ressemble à un chant scandé par les travées de Gerland... Puel à l'OL (sans doute en raison de la pauvreté de la rime). Nous verrons ce que ca donne, mais l'info est quasi-officielle : annoncée par LeTorchon.fr, il arrive en tant que Manager du club ("à l'anglaise" entendait-on jusque-là, ce qui supposerait un brin de changement).

Bien que cette nouvelle ne constitue plus une surprise depuis quelques semaines, elle a le mérite de confirmer la fin de ce qu'entre quelques amis supporters nous appelions "l'erreur de casting" : Perrin va partir sous d'autres cieux pour conserver sa Coupe de France et ses costumes qui lui donnent l'allure d'être déguisé en permanence. Quand JMA disait que c'etait lui le "grand gagnant de la soirée" au lendemain de la Coupe de France, il fallait bien comprendre qu'il s'agissait d'un montant d'indemnités de licenciement. "Connerie réparée, à demie pardonnée". Il est temps de se tourner vers l'avenir qu'on espère plus rayonnant que le visage du nouveau coach.

En ce qui concerne la nouvelle ossature dub staff, l'ami Charly (qui connait la CFA de l'OL comme sa poche) m'annonce que Genesio devrait être l'adjoint, que Galtier devrait dégager et que Bats et Duverne resteraient. Gageons que JMA doit estimer suffisants les avertissements adressés à ces deux derniers au cours de la saison passée pour qu'ils restent dans les clous à l'avenir. Bats aura du taf avec Lloris pour l'amener au top, Duverne pourra à nouveau nous faire plaisir en cas de titre. En mai dernier, à Auxerre, il a passé la deuxième mi-temps sur la grille du parcage Lyonnais avec le Capo BG !

On clique sur la photo pour trouver Claude Puel avec une jolie coupe de cheveux (1987, ya prescription).
Photo honteusement piquée au site http://a.s.monaco.free.fr

dimanche 15 juin 2008

Pour ce prix-là...

... on a droit à un entraîneur aussi ? Ou bien s'agit-il de payer l'intégralité du futur stade de Lille ? Si tel est le cas, il conviendra pour les Nordistes d'avoir la délicatesse de donner le nom d'Aulas à la nouvelle enceinte. Bref, nous voici avec une bonne partie de l'équipe avec laquelle le Losc a fini 10è il y a deux ans... whouah !

Mais de quoi s'agit-il au fait ? ah oui... Jean II Makoun va signer à l'OL !

Foot - Transferts - Makoun va signer à Lyon
Le milieu récupérateur international camerounais de Lille
Jean II Makoun devrait parapher ce lundi un contrat de quatre ans avec l'Olympique lyonnais. Selon L'Equipe, lundi, le LOSC et l'OL se sont déjà entendus sur une indemnité de transfert proche de 15 millions d'euros. A Lyon, Makoun va retrouver ses anciens coéquipiers dans le Nord Abdulkader Keita et Mathieu Bodmer ainsi que, très probablement, Claude Puel, l'entraîneur qui l'a lancé au plus haut niveau et piste prioritaire du septuple champion de France pour remplacer Alain Perrin.

Côté souvenir : à l'époque où Lille avait un stade de foot avec grillages et boue, sur les rives de la Deule, en lisière du Vieux Lille, et pas un terrain de cours d'EPS en banlieue à 15 lieues du métro, en 2003, pour l'ouverture de la saison, Makoun nous avait planté un but, un vendredi soir et l'OL avait perdu 1-0. Nous étions rentrés dans la nuit en J9 surpeuplé, arrivés aux aurores à Lyon et j'avais pris le petit déj' chez Jacky Guieu aux Halles.
Et donc ?
ben rien... c'était sympa de cloturer un dép' aux Halles de Lyon, surtout un samedi matin, quand il te restait tout un week-end ensuite.